La révolution en deux étapes

Rédigé par nantes.alternat69 - - Aucun commentaire

J'ai beaucoup habité en squat, j'étais anarcho et maintenant je sais plus trop où j'en suis.

Le seul truc que je sais c'est que je suis pas un facho ou ce genre de truc. Je me suis beaucoup posé la question sur la révolution, le monde de demain, le changement de système, dans quelle direction aller etc...

Et à force de réfléchir, je me suis rendu compte que les deux choses qui nous tiennent en esclavage en fait, dans les 3/4 des pays et surtout dans les pays occidentaux, c'est que tu bosses tout le temps, parce que il y a deux semaines de travail par mois pour payer ta bouffe et deux semaines de travail par mois pour payer ton logement et c'est un peu tout le temps comme ça. C'est ça qui oblige les gens à bosser et ça qui fait que tous ces gens, par milliards, ils payent des impôts, sachant qu'il y a des chefs d’États qui font n'importe quoi, qui font des guerres, qui vendent des armes, qui font des centrales nucléaires…

Tout l’esclavage moderne part du fait que tu dois bosser deux semaines par mois pour ta bouffe, deux semaines pour ton logement. Donc la plus belle des révolutions qui plairait à tout le monde et qui léserait très peu de personnes (seulement celles qu'on aurait envie de léser), ce serait de se mettre tous ensembles et de faire ce que j'appelle la révolution en deux étapes. Ça passerait pas par les urnes et c'est totalement faisable.

- Première étape : l'abolition totale du loyer. On décrète tous ensemble que le loyer c'est une aberration, t'as pas à payer pour ton logement et donc on ferait une loi universelle qui ferait que ce serait totalement interdit d'être propriétaire du logement d'un autre. Tu pourrais uniquement être propriétaire de là où tu dors, là où tu vis et il n'y aurait plus ces deux semaines de travail par mois. On dirait maintenant les loyers c'est stop. Là où on habite, maintenant c'est à moi, je dois plus rien à personne, je peux pas me faire virer sauf si j'y habite plus. Ça ce serait la 1ere idée.

- La 2ème idée ce serait par rapport à la bouffe. Il y a un échange qui se fait :  dans les campagnes, ils produisent la bouffe pour tous les gens de la ville et ils sont très peu nombreux. Et tous les jours y a des camions de bouffe qui rentrent dans la ville, grâce au système capitaliste. Si le système s'écroule, les camions ne rentrent plus dans les villes et les gens ils vont se faire la guerre pour les dernières boites de conserve.

Donc l'idée c'est soit, on dit que les gens doivent retourner vivre à la campagne, mais le dernier qui a eu cette idée c'était Paul Pot il a fait plus de morts qu’Hitler. Du coup je me dis que c'est pas la solution.

Mais on pourrait planter en milieu urbain. Alors ça se fait déjà mais c'est un embryon, moi je te parle de façon radicale, c’est à dire tous les toits d'immeubles, tu plantes, devant les façades tu mets un échafaudage et à chaque étage tu plantes de la bouffe sur les quatre façades de l'immeuble, en bas on met des buissons qui donnent des baies, les arbres, tu mets des fruitiers et sur chaque espace où il y a de la place inutile, tu mets des pots avec des plantes, ça fait de la bouffe en abondance en ville. Et l'avantage c'est que ça sentirait bon, ça serait joli, ça dérangerait personnes, les gens de gauche,de droite ils sont d'accord, du hippie au néo-nazi.

 

Donc si tu payes plus ton loyer, que la bouffe est gratuite, ouais ça fait s 'écrouler le système mais c'est pas grave. Et peut-être que le système capitaliste va continuer. Je dois avouer que je suis anti-capitaliste parce qu'il y a d'un côté des gros capitalistes et de l'autre des gens qui sont à la rue ou qui n'ont pas à manger dans leur assiette, mais si tout le monde a un toit au-dessus de la tête et à manger bah le capitalisme je m'en fous. On pourra toujours aller bosser pour acheter des plats en barquettes, un écran plat ou une « décapitable » ; je n'ai pas envie de changer les gens et de les forcer à vivre comme je pense.

On arrive à fabriquer des micro puces avec des milliards d’infos dessus, on arrive à envoyer des gens sur la lune. Partant de ce constat je pense qu’on est assez intelligent pour que tout le monde ait à manger et un toit.

Alexis (Bonheurs Inutiles – cf NRVV n°6)

 

https://youtu.be/2gSaELci6mE

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Nuits debout

Rédigé par nantes.alternat69 - - 2 commentaires

Aujourd'hui la démocratie est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Alors on est descendu dans la rue pour sortir toute notre colère qui, pour certains étaient enfouie depuis trop longtemps. on l'a laissée s'échapper, exploser, comme les vitrines des banques, symboles d'un système qui n'a que trop duré. Les chiens de garde du gouvernement, obéissant aveuglément, ont essayé de nous faire taire. En vain. toute la journée, nous avons continué, et la nuit aussi.

Les chiens, retournés à la niche, nous ont laissés savourer cette petite victoire, celle d'avoir gardé la rue.

Un feu de joie, la chaleur des hommes et des femmes, se mélangeant à celles des flammes. C'était notre première Nuit Debout. Une simple fête, peut-être,  mais qui nous unissait, nous réconfortait après une journée de lutte.

Puis, il y a eu les Nuits Debout suivantes, plus organisées. Un temps de paroles libres où le micro passe de mains en mains ; un temps de "travail", de discussions en groupe, où l'on réinvente le monde, où l'on rêve le monde ; puis vient le temps de la fête. On ressemble à des hippies, assis autour du feu, avec nos rêves et nos bières. Mais on s'en fout.

Pour la première fois peut-être, on appartient à quelque chose. Certains appellent ça l'histoire, d'autre une utopie.

Il ya les pacifistes, les belliqueux, les rêveurs, les pessimistes, ceux qui s'interrogent, qui ne savent pas, cherchent peut-être des réponses, nuits après nuit. Tout ce monde discute, se dispute, rit, gueule, chante. on n'est pas tous d'accord. Mais on s'en fout.

On avance ensemble, on ne sait pas trop où encore. On n'est sûrs de rien, sauf d'une chose : ce monde ne tourne pas rond, ce monde touche à sa fin. Et nous serons les bras qui construirons le suivant. Et tant pis si on fait des erreurs, tant pis si ça ne marche pas, si ce n'est pas pour aujourd'hui. Tant pis si on n'en voit pas les résultats, si ça prend des années, des décennies. On aura essayé. On aura peut-être créé les prémices d'un monde meilleur.

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Nous rêvons ...

Rédigé par alternatives-et-autogestion - - 3 commentaires

Nous REVONS d'un mouvement politique différent. Parce que nous ne sommes pas satisfaitEs de la marche du monde, de notre pays, de notre quartier, de notre bled, de notre école, de notre boîte, . . . nous voulons faire de la politique: Si nous n’en faisons pas, d'autres la font pour nous. Parce que faire de la politique c'est agir sur ce qui nous entoure et fait notre vie. Nous ne nous satisfaisons pas de ce que sont devenus notre eau, notre air, nos forêts, nos rivières, nos océans, nos champs, nos animaux. Nous sommes révoltéEs par le sort fait aux femmes et aux hommes, jeunes et vieux, qui travaillent, qui chôment, qui migrent, qui sont malades, qui vieillissent, quels que soient leurs différences, leurs handicaps ...

Nous voulons faire "autre chose": la politique politicienne nous insupporte et nous en avons soupé de la politique politicienne et de la course de petits chevaux électorale, des petites phrases médiatiques  etc. Le système électoral  totalement verrouillé nous confisque la démocratie. Nous voulons faire autrement. Nous voulons inventer d'autres alternatives sans chefs, sans petit livre rouge ni vert, mais avec la conviction que nous devons prendre nous même nos affaires en main et, par l'action en commun, retrouver ce qui peut nous rassembler et ce qui fait notre force contre ce qui nous oppresse !

Nous voulons que soit bâti : un mouvement qui "donne envie", qui soulève l’enthousiasme ! un mouvement qui réunit les acteurs du changement, un mouvement résolument anticapitaliste, un mouvement qui s’enrichit des expériences des unEs et des autres et qui rassemble. un mouvement qui s’ouvre à l’innovation, aux circuits courts, aux monnaies solidaires… un mouvement qui prenne en compte le "terrain" et qui apprenne à coordonner les forces pour avancer, un mouvement où les unes et les autres sont respectéEs, un mouvement qui s’appuie sur les capacités de chacun et de chacune de nous.  

Toi, qui luttes dans ta boite, dans ton quartier, dans ton école, dans ton hôpital, dans ton jardin, dans ta forêt, dans ta ferme, pour ta plage, …

Toi qui as monté une AMAP, une coopérative, un collectif. … Toi qui as envie qu'on prenne en compte ton engagement comme une partie du chemin politique.

Toi aussi, tu es révoltéE de ce que tu vis, par ce que tu vois autour de toi, et tu te rends compte que agir seulE ne mène à rien. Tu as appris dans tes engagements et dans tes réflexions... D'autres - tout près ou plus loin - partagent beaucoup de tes questions et de tes rêves. Allons ! On se retrouve et on se retrousse les manches !

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